mardi 3 juillet 2012

Le Tour. C'est pour qui ?



BMC : Marcus Burghardt (ALL), Steve Cummings (GBR), Cadel Evans (AUS), Philippe Gilbert (BEL), George Hincapie (USA), Amaël Moinard (FRA), Manuel Quinziato (ITA), Michael Schär (SUI), Tejay van Garderen (USA).

Avec un Philippe Gilbert qui risque d’être le looser de la première semaine, la BMC va vite se mettre en ordre de marche derrière un Cadel Evans qui, s’il garde la forme du Dauphiné, va être sacrément dur à prendre. A noter Van Garderen qui pourrait tirer son épingle du jeu dans la course au maillot blanc.

Euskaltel : Mikel Astarloza, Jorge Azanza, Gorka Izagirre, Egoi Martinez, Ruben Perez, Samuel
Sanchez, Amets Txurruka, Pablo Urtasun, Gorka Verdugo

Beaucoup d’actualités autour de l’armada basque pour ce Tour 2012. Pour ce qui sera probablement la dernière grande boucle pour une équipe 100% basque, ils vont vouloir frapper un grand coup, notamment dans les Pyrénées, qui risque de virer à l’orange, le grand fantasme du Modem enfin réalisé.

Katusha : Giampaolo Caruso (ITA), Oscar Freire (ESP), Vladimir Gusev (RUS), Joan Horrach (ESP), Aliaksandr Kuchynski (BLR), Denis Menchov (RUS), Luca Paolini (ITA), Yuriy Trofimov (RUS), Eduard Vorganov (RUS)
Katusha tout pour ce tour de France. Denis Menchov, triple vainqueur de grands tours (Vuelta 2005 et 2007 et Giro 2009), vise le maillot jaune ouvertement et quoi de mieux pour se mettre en confiance que de remporter le titre de champion de Russie du contre la montre. A 34 ans, c’est sûrement la dernière occasion pour lui de réaliser l’exploit de remporter les trois grands tours, ce qui pourrait le mettre très haut dans le  panthéon du cyclisme. Katusha pourra aussi prendre quelques étapes pendant ces 3 semaines avec des  coureurs comme Freire pour les sprints, et Paolini, Gusev ou Trofimov dans la plaine.

Astana : Alexandre Vinokourov (KAZ), Janez Brajkovic (SLO), Borut Bozic (SLO), Dmitry Fofonov (KAZ), Andriy Grivko (UKR), Maxim Iglinskiy (KAZ), Andrey Kashechkin (KAZ), Fredrik Kessiakoff (SUE), Robert Kiserlovski (CRO)

Est-ce enfin l’année Brajkovic ? En tout cas Astana y croit, surtout après la victoire de celui-ci au tour de Slovénie. Pour l’accompagner, le patron de tout un peuple, Vinokourov qui rêve d’une victoire dans les Pyrénées mais surtout Kashechkin et Kiserlovski. On peut tout de même miser sur une victoire de Vino vu que, comme d’habitude, il n’y aura plus que les victoires d’étapes à jouer au bout de 10 jours chez Astana, comme souvent depuis le départ de Contador.

Garmin-Sharp-Barracuda : Tom Danielson (USA), Tyler Farrar (USA), Ryder Hesjedal (CAN), Robbie Hunter (AFS), Dan Martin (IRL), David Millar (GBR), Christian Van develde (USA), Johan Vansummeren (BEL) David Zabriskie (USA)
Les voilà, les plus dangereux sur le papier, Barracuda leur va si bien ! Mais quel leader ? Van Develde ? Danielson ? Hesjedal ? C’est la question que l’on peut se poser et on va devoir attendre le premier contre la montre lors de la neuvième étape pour en savoir un peu plus. (Quel dommage de ne pas pouvoir les observer dans un contre la montre par équipe cette année…). Pour ce qui est des étapes de plaine et les étapes accidentées, là aussi, du lourd avec Rob’ Hunter pour emmener Tyler Farrar au sprint mais aussi Dan Martin, David Millar et Vansummeren pour les étapes casse pattes.

Vacansoleil : Johnny Hoogerland (HOL), Lieuwe Westra (HOL), Wout Poels (HOL), Rob Ruijgh (HOL), Kris Boeckmans (HOL), Kenny Van Hummel (HOL), Gustav Erik Larsson (SUE), Marco Marcato (ITA) et Rafael Valls (ESP)
Vacansoleil, qui illumine les courses, et qui l’a encore fait au Giro avec le numéro de l’année de Thomas DeGendt (que c’était beau !). Le magnifique 3ème du Giro sera absent, mais Vacansoleil compte bien d’autres atouts pour remporter quelques succès avec le valeureux Johnny Hoogerland, Wout Poels mais aussi Marcato.

Rabobank : Laurens Ten Dam (HOL), Robert Gesink (HOL), Steven Kruijswijk (HOL), Bauke Mollema (HOL), Mark Renshaw (AUS), Luis Leon Sanchez (ESP), Bram Tankink (HOL), Maarten Tjallingii (HOL), Maarten Wynants (BEL).

Les hollandais, rois de l’épargne, ne devront pas épargner leurs efforts aux côtés d’un Robert Gesink qu’on aimerait bien voir chatouiller les « favoris ». A ses côtés donc, Kruijswijk et Mollema qui vont pouvoir l’emmener assez haut dans la montagne. Du côté du sprint, on attend avec impatience que le Cav’ se rebiffe (Renshaw) face à Cavendish.

Yuyien

samedi 28 janvier 2012

Petite apologie du Cyclo Cross

Alors que la saison de Cyclo Cross arrive à son terme, avec le Championnat du monde à Coxyde (Koksijde), au moment où la saison de route va reprendre en France avec le Grand Prix d'Ouverture La Marseillaise, il est tant de souligner la beauté de cette discipline.


Le Cyclo Cross c'est génial :


- Parce que c'est une tradition qui rythme les hivers des profondes terres cyclistes.


- Parce ce que c'est une bagarre qui a lieu dans la boue, le sable, le froid, la neige. 

- Parce que les gens portent des bottes en plastoc, et passent des heures à gueuler dans un champs.


- Parce que c'est toujours une baston entre des belges, des hollandais, quelques gars des pays de l'Est, globalement quelques européens.


- Parce que c'est l'une des seules disciplines où les américains et les australiens ne sont pas venus nous apprendre à faire du vélo.


- Parce que c'est toujours un mec avec un nom imprononçable qui gagne à la fin.


- Parce que, quand même, aujourd'hui c'est le petit neveu de Poulidor qui devient Champion du Monde junior.


- Parce que putain, c'est la classe :

lundi 2 janvier 2012

Bonne année... Ca commence en Australie !

Tout d'abord, Les Mains en Bas vous souhaite une très bonne année 2012, sur le plan personnel, sportif, et tout le toutime. Il ne fait pas trop froid, alors allez donc rouler !

Nous n'en sommes qu'aux prémices de la prépa hivernale dans l'hémisphère Nord, mais la saison (estivale !) bat son plein chez nos collègues cyclistes qui ont la "tête en bas" (mais pas les mains sur les cocottes pour autant). La série de "Bay Crits" en Australie a été l'occasion d'une première sortie de l'écurie GreenEdge dont l'apparition a fait couler beaucoup d'encre depuis plusieurs mois (années ?). Afin de suivre au mieux cette actualité précédant le Tour Down Under qui arrivera bientôt, je vous propose un lien : www.cyclingtipsblog.com qui fait office de référence comme blog cycliste australien. Il relaie via de magnifique clichés (dont je vous donne un aperçu ci-dessous) les actus cyclistes (du tdf aux classements de provinces locales australiennes).
Cette série de critériums superbement photogénique, où s'illustre actuellement Caleb Ewan, vous fera saliver (quel soleil !) et vous fera patienter jusqu'au la reprise.

Ci-dessous, un aperçu du circuit via caméra (GoPro) embarquée sur le biclou de Robbie McEwen (excusez du peu !)





Untitled from Robbie McEwen on Vimeo.

Quelques clichés (glanés sur www.cyclingtipsblog.com)



vendredi 5 août 2011

Avis Schwalbe Ultremo ZX

Le choix des pneus est toujours quelque chose de délicat. Avoir un bonne adhérence et un bon rendement pour un poids faible, l'équation est souvent synonyme de prix élevé. Il y a quelques mois, et quelques milliers de kilomètres, j'ai opté pour une paire de pneus Schwalbe Ultremo ZX, qui annoncent en noir et section 23 un poids de 195 grammes. Alléchant, donc, et pour un prix raisonnable sur un site de vente en ligne bien connu, du Sud Ouest de la France.

Aujourd'hui, soit environ 3000 km plus tard pour ces pneus, le bilan n'est pas en ce qui me concerne très satisfaisant. Certes, le rendement des pneus neufs est bon, mais à gamme de produit équivalente, je juge ces derniers bien trop fragiles. Les flans des pneus se "décousent" (voir photo), et la gomme est très grandement fragilisée. Dernièrement, j'ai percé à presque chaque sortie, et la bande de rendement présente de nombreuses aspérités. Réparation "bricolage" à la glue, comme cela se fait parfois, et contrôles frisant la paranoïa, l'usage de ces pneus après quelques bornes est en ce qui me concerne assez désagréable.

Bien sûr il s'agit de pneus typés "course" et la fragilité de ceux-ci est évidente compte tenu de la légèreté des matériaux. Je ne m'attendais pas à faire 15000 bornes avec des pneus de ce type, mais si l'on établit une comparaison avec ses collègues, notamment les Michelin Pro Race (dont j'ai utilisé toutes les versions depuis des années), ils ne font pas le poids. Ce genre de souci s'est souvent présenté, en ce qui concerne ma pratique des Michelin Pro Race, après bien plus de kilomètres. Alors que mes anciens Michelin fatigués servent de pneus de dépannage sur des roues d'entrainement, ces Schwalbe iront directement à la poubelle.






lundi 11 juillet 2011

Adieu Vino ?

Certains font du vélo comme des mathématiques, Vino est plutôt de ceux qui roulent comme ils boxeraient pour leur vie. Son caractère apparemment posé peut tromper. L'animal est détendu, calme, presque religieux. Méfiez-vous du coup qui tombe. Vino roule à coups de pioche, et les autres serrent les dents.
Pur produit des filières sportives de l'ex-URSS, Alexandre Vinokourov n'est pas un cycliste comme les autres. Son arrivée en 1997 à l'Espoir Cycliste Saint Etienne Loire, arrière-cuisine de l'équipe Casino, et apparemment spécialisé dans l'import-export de produits venant du Kazakhstan, le propulse dans les rangs de l'équipe professionnelle dès l'année suivante. Vino n'est pas venu pour réparer la Lada du directeur sportif. Il se paie les 4 Jours de Dunkerque, puis le Dauphiné, gages de sa bonne intégration au cyclisme européen.

Vino (en bas à gauche), Tintin et les soviets
Vino chez les pros
Il quitte ensuite l'équipe de l'épicerie française pour l'opérateur téléphonique du teuton Jan Ullrich, l'armada Deutsche Telekom. Vino appuie sur l'accélérateur, à coups de marteau. Et vas-y Paris-Nice, le Tour de Suisse, une troisième place au Tour de France, Liège-Bastogne-Liège... Mais surtout Vino se taille la réputation d'être celui qui fait tout péter, partout, tout le temps. De Botero à Armstrong, le kazakh mine tout le monde.



2006, fin de l'épisode germanique, et direction l'Espagne avec la sulfureuse équipe de Manuel Sainz, Liberty Seguros, plongée dans les tourments de l'affaire Puerto, qui le privera de Tour de France. Histoire de se consoler Vino s'offre la Vuelta devant Valverde, en ayant encore bien mis le bordel.

Vino au Tour de Castille-et-Léon 2006
En 2007, il prend un autre tournant en composant l'équipe Astana, du nom de la capitale de sa terre natale. Cette première année ne sent pas très bon, et Vino est contrôlé positif au Tour de France. Suspendu, retour à la "kaz" départ. Après de multiples rumeurs, le boucher d'Astana remet le pied à l'étrier. Au court de l'année 2009, c'est reparti. Le bombardier d'Asie centrale reprend du service. Il aligne encore pas mal de belles courses, et partage sa formation avec Lance Armstrong, Alberto Contador, Andreas Kloden.

En 2011, tout ce beau monde, est allé chercher son bonheur chez d'autres, et Vino annonce sa dernière saison, dont l'ambition principale est de réaliser un bon Tour de France. Le kazakh désire en particulier épancher une soif de maillot jaune qu'il n'a pas connu au court de sa brillante carrière. Le ton est donné : last but not least, Vino va encore bien piocher, et les autres n'auront qu'à bien se tenir. Le Samedi 9 juillet, il réalise un joli numéro, malheureusement vain.


Qui aurait cru que la carrière et les derniers rêves de gloire de ce guerrier cycliste prendraient fin dans le fossé d'une descente auvergnate, le lendemain, dimanche 10 juillet. Tête du fémur cassé. Vino est en détresse. C'est probablement la fin d'une époque.

jeudi 7 juillet 2011

Suivez les données SRM de coureurs

Un petit post rapide pour donner le liens à ceux qui ne l'auraient pas : le site de SRM, le célèbre fabricant de capteurs de puissance vous permet de suivre en direct les données des compteurs de 10 coureurs du Tour. Vous pourrez voir en temps réel leur progression sur une carte, leur vitesse, cadence de pédalage, pour certains leur rythme cardiaque et également la puissance qu'ils développent.

Vous pouvez trouver ceci ICI.

mercredi 6 juillet 2011